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Utiliser le terminal web

Ouvrez un shell en direct dans votre navigateur avec le terminal web de Servor — copier-coller, raccourcis clavier et reconnexion, sans client SSH.

Le terminal web vous donne un shell en direct vers n'importe quel serveur connecté, directement dans votre navigateur — sans client SSH ni clés à gérer. Cette page couvre son ouverture, le copier-coller, les raccourcis clavier et la reconnexion après une coupure.

Déverrouillez d'abord votre coffre

Le terminal exécute de vraies commandes : il requiert un coffre déverrouillé. Si l'écran de déverrouillage apparaît, saisissez votre phrase secrète — voir Déverrouiller votre coffre. Les lecteurs en lecture seule ne peuvent pas ouvrir le terminal ; ils peuvent tout de même consulter l'historique des commandes.

Ouvrir le terminal

Choisissez un serveur connecté

Dans Serveurs, ouvrez un serveur affichant un statut connecté vert. S'il est injoignable, le terminal ne s'ouvrira pas tant que l'agent n'est pas revenu.

Ouvrez l'onglet Terminal

Cliquez sur Terminal sur la page du serveur. Une session shell en direct démarre sur la machine — vous arrivez sur une invite, comme une session SSH locale.

Commencez à taper

Lancez vos commandes comme d'habitude. Tout ce que vous exécutez est aussi enregistré dans l'historique des commandes du serveur, avec recherche intégrée.

Copier et coller

Le terminal prend en charge le copier-coller pour déplacer librement commandes et sorties :

  • Copier — sélectionnez du texte dans le terminal, puis utilisez votre raccourci habituel (Ctrl/Cmd + C). Comme Ctrl + C envoie aussi une interruption au programme en cours, la copie s'applique à la sélection en cours — si rien n'est sélectionné, Ctrl + C interrompt à la place.
  • Coller — Ctrl/Cmd + V colle le contenu du presse-papiers à l'invite. Vous pouvez coller des commandes sur plusieurs lignes.

Vérifiez ce que vous collez

Coller plusieurs lignes peut exécuter chaque ligne immédiatement. Relisez les collages multilignes avant de les envoyer, surtout tout ce qui est destructif. Servor bloque tout de même les commandes dangereuses connues — voir Exécuter des commandes.

Barre d'outils du terminal

L'entête du terminal offre quelques commodités, dont aucune n'affecte le shell en cours :

  • Recherche (Ctrl/Cmd + Maj + F) — une barre de recherche dans le scrollback avec précédent/suivant et surlignage. Entrée = suivant, Maj + Entrée = précédent, Échap ferme. Ctrl + F nu reste envoyé au shell.
  • Copier le scrollback — copie tout le tampon dans le presse-papier (séquences ANSI retirées).
  • Effacer — efface l'écran (comme Ctrl + L).
  • Préférences — taille du texte et longueur du scrollback, mémorisées dans ce navigateur.
  • Plein écran — agrandit le terminal à toute la fenêtre.

Vous pouvez aussi relancer n'importe quelle commande passée : sur une ligne de l'historique des commandes, le bouton relancer pré-remplit le lanceur de commande en arrière-plan (elle reste signée et lancée après votre revue — rien ne s'exécute tout seul).

Raccourcis clavier

Le terminal se comporte comme un shell standard. L'essentiel :

RaccourciEffet
Ctrl + CInterrompre la commande en cours (ou copier la sélection)
Ctrl + DEnvoyer une fin de fichier / quitter le shell
Ctrl + LEffacer l'écran
Ctrl/Cmd + VColler à l'invite
Ctrl/Cmd + Maj + FRechercher dans le scrollback
↑ / ↓Parcourir l'historique de commandes du shell
TabCompléter chemins et commandes

Les raccourcis d'édition standard du shell (Ctrl + A, Ctrl + E, Ctrl + U, Ctrl + R pour la recherche inversée, etc.) fonctionnent également, puisque vous dialoguez avec le vrai shell du serveur.

Se reconnecter

Si votre connexion est coupée — vous fermez votre ordinateur portable, changez de réseau, ou l'onglet du navigateur se met en veille — la session du terminal prend fin. Pour revenir :

Rouvrez l'onglet Terminal

Retournez sur le serveur et rouvrez Terminal. Une nouvelle session démarre.

Si le serveur est injoignable, réparez l'agent

Un terminal coupé signifie le plus souvent que votre navigateur a perdu la session. Mais si le serveur lui-même affiche injoignable, l'agent est hors service — réparez l'agent d'abord, puis rouvrez le terminal.

Tâches de longue durée

Une nouvelle session est un nouveau shell : tout ce que vous avez lancé de façon interactive s'arrête à la fin de la session. Pour les tâches qui doivent survivre aux déconnexions, exécutez-les en arrière-plan plutôt qu'au premier plan — voir Exécuter des commandes.

Épingler un terminal

Un terminal vit normalement sur la page de son serveur : quitter la page ferme la vue. Le bouton épingler, en haut à droite du terminal, le déplace dans un panneau ancré en bas à droite de l'écran — et ce panneau, lui, survit à la navigation. Vous pouvez suivre la fin d'un build tout en lisant l'onglet surveillance ou en consultant un autre serveur.

Jusqu'à cinq serveurs peuvent être épinglés en même temps, chacun avec son onglet. Le panneau se replie d'un clic sur la flèche, sans fermer les sessions.

Un terminal épinglé quitte la page du serveur, qui affiche alors un encart avec deux boutons : afficher le panneau, ou détacher pour le récupérer sur la page. Ce n'est pas une limitation arbitraire — une session de shell est identifiée par serveur, et deux terminaux ouverts sur le même hôte se rattacheraient au même processus, chacun redimensionnant la fenêtre de l'autre et se partageant les frappes clavier.

Pour la même raison, ouvrir l'explorateur de fichiers d'un serveur épinglé le détache automatiquement : l'explorateur contient déjà son propre terminal.

Le shell continue de tourner

Épingler, détacher ou changer d'onglet ne tue jamais le processus en cours. La session reste ouverte côté serveur pendant trente minutes après un détachement, et chaque affichage se rattache au shell qui tournait déjà plutôt que d'en ouvrir un nouveau. Un rechargement de page retrouve également vos onglets épinglés.

Enregistrer et rejouer les sessions

Pour l'audit ou la formation, une équipe peut faire enregistrer ses sessions terminal. Un admin active l'option dans Réglages › Équipe › Sécurité de l'équipe ; elle est désactivée par défaut, parce qu'enregistrer ce que voient les opérateurs se décide, ça ne se subit pas.

Les sessions apparaissent ensuite dans le panneau Sessions terminal de la page du serveur, avec qui s'est connecté, quand, depuis quelle adresse et pour combien de temps. Un enregistrement se rejoue dans un vrai terminal : couleurs, déplacements du curseur, un top qui se redessine — l'affichage est celui que l'opérateur a eu sous les yeux, pas une transcription approximative.

Ce qui est enregistré, et ce qui ne l'est pas

Seule la sortie affichée est capturée, jamais les frappes. C'est délibéré : un mot de passe saisi à une invite sudo n'est pas affiché par le terminal, donc il n'est pas enregistré non plus. Chaque enregistrement est chiffré avec sa propre clé, elle-même scellée avec la clé de votre équipe, et seuls les admins peuvent en visionner un — ouvrir un rejeu est d'ailleurs lui-même inscrit au journal d'audit.

Deux détails à connaître : une session très bavarde (un tail -f laissé tourner) est tronquée au-delà d'une certaine taille et le rejeu le signale ; et même enregistrement désactivé, la liste des sessions reste alimentée — savoir qui a ouvert un terminal et quand est déjà une réponse d'audit.

Une session apparaît dès la première touche frappée, marquée « en cours » tant que le shell est vivant. C'est voulu : fermer l'onglet ne tue pas le shell, il se détache et continue de tourner — la liste dit donc aussi qui est sur la machine en ce moment.

Ouvrir un terminal puis le refermer sans rien taper ne laisse aucune trace : il n'y a pas de session à auditer là où personne n'a rien fait, et une liste remplie d'ouvertures vides est une liste qu'on cesse de lire.

Quand une session n'a rien à rejouer, la liste en donne la raison plutôt qu'un simple « non enregistrée » : Enregistrement désactivé (l'option de l'équipe était coupée à l'ouverture — l'activer ne rattrape pas les sessions déjà en cours), Enregistrement en cours (le shell tourne encore), Aucune sortie (rien ne s'est affiché) ou Échec de l'enregistrement, qui signale un vrai incident de stockage et dont le détail apparaît au survol.

Voir aussi